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Avenir de la Suisse : pour une position souveraino-conservatrice

Cyril Leuba, président UDF NE

Notre pays se trouve à un carrefour historique quant à sa place dans le concert des nations. En effet, entre 2026 et 2028 le peuple suisse votera sur plusieurs objets qui exerceront une influence majeure sur l’avenir de notre pays :

  • Juin 2026 : initiative sur la durabilité
  • Septembre 2026 : initiative sur la neutralité
  • 2027 (probable) : initiative boussole
  • 2028 (probable) : accord-cadre avec l’Union Européenne

La rupture

Depuis quelques décennies, ce qui fait la Suisse, ses valeurs, son identité est progressivement rongée, affaiblie, contestée, ridiculisée par une frange de plus en plus grande de la population et donc également de ses politiciens élus.

La nouvelle tendance semble être celle de la rupture : le progressisme d’avenir plutôt que le conservatisme « d’un autre temps », l’ouverture au monde plutôt que la souveraineté nationale considérée comme dépassée. Cette tendance trouve sa source dans la rupture que souhaite une majorité de notre société avec son héritage judéo-chrétien, sur lequel la Suisse s’est bâtie et a prospéré.

En conséquence, notre gouvernement, sous la pression d’une majorité d’élus et de la population, a décidé ces dernières années de « changer de cap » par rapport à ce qui était l’habitude de la Suisse : neutralité « dynamique » (=affaiblie), reprise unilatérale de sanctions économiques, complaisance vis-à-vis des pressions externes (UE, OMS, etc.), réduction de l’importance de l’armée, etc.

Quelle réaction ?

Fort de tous ces changements, une partie de la société s’organise pour porter une voix différente : NON le conservatisme garde tout son sens aujourd’hui. NON la souveraineté nationale si chèrement acquise ne devrait pas être bradée. Tout cela se matérialise notamment sous la forme d’actions politiques telles que décrites ci-dessus : initiatives populaires et référendums à venir.

À noter qu’il ne s’agit ici pas d’un clivage gauche/droite. Ces notions trouvent des soutiens à travers tout l’échiquier politique (certes plus à droite qu’à gauche). N’ayons pas honte de notre héritage judéo-chrétien, mais défendons-le contre les attaques incessantes, aujourd’hui plus que jamais, pour le bien de notre pays et de ses citoyens.

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