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Année 2021

VoteInfo / paroles de l'UDF

Votation du 07.03.2021

Participation: 51%

Initiative populaire « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage » :

Parole de l'UDF: OUI

51.2% de OUI

(rejeté par les cantons de BS, ZH, GE, AR, BE et GR)

 

Loi fédérale sur les services d’identification électronique (LSIE) :

Parole de l'UDF: NON

64.4% de NON

 

Accord de libre-échange entre les États de l’AELE et l’Indonésie (huile de palme) :

Parole de l'UDF: OUI

51.1% de OUI

(rejeté dans les cantons VD, JU, NE, GE, FR et BS)

Votation du 13.06.2021

Participation: 60%

Initiative populaire « Pour une eau potable propre et une aliomentation saine »:

Parole de l'UDF: NON

Rejeté par 22.5% des cantons et 60.7% de NON

Initiative populaire «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse»:

Parole de l'UDF: NON

Rejeté par 22.5% des cantons et 60.6% de NON

Loi COVID-19 :

Parole de l'UDF: NON

60.2% de OUI

Loi sur le CO2 :

Parole de l'UDF: NON

51.6% de NON

(accepgtté par les cantons de BS, GE, ZH, VD et NE)

Loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT) :

Parole de l'UDF: Liberté de vote

56.7% de OUI

Votation du 13.06.2021

Résultats des objets fédéraux

  • Loi sur le CO2: un rejet à 51.6%. Le résultat révèle un fossé ville-campagne. Meilleure score à BS (accepté par 66.6% des votants), 2e rang GE: 61.4%, VD a approuvé à 53.2%
  • Eau potable / pestizides: double "non" à 61% de chacun. Les cantons romands ont tous rejeté les 2 textes
  • Loi Covid-19 accepté à 60.2%. VD 70.1%, GE 69%, NE 66.5%, FR 59.9%, JU 59.4%, VS 56.9%, BE 60.1%
  • Terrorisme: soutien à 56.6%. VS 64.9%, FR 63.6%, NE 62%, JU 61%, VD 58.8%, GE 56%, Jura BE 60.6%, BE 54.8%
  • FR: crédit pour BlueFactory accepté
  • GE: zone agricole déclassée par 63.7% des votants
  • NE: le Clos-de-Serrières sera réaménagé.
  • GE, FR: deux "non" à des projets communaux
  • A peux près 60% de partage aux 5 objets fédéraux

Communiqué de presse sur les objets de la votation populaire du 13 juin 2021


L’UDF prend position: 4 fois Non et une fois Liberté de vote

En raison de la situation due au Coronavirus, qui continue à rendre impossibles les grands rassemblements politiques, l’UDF Suisse a encore une fois pris position en ligne pour les objets fédéraux des prochaines votations populaires. 73 délégués y ont participé et ont très clairement rejeté à la fois les initiatives agricoles et la loi sur le CO2. De manière moins explicite, mais tout de même claire, les délégués de l'UDF ont recommandé un Non à la loi Covid-19. Étant donné qu'une situation-pat s'est produite lors du vote sur la loi MPT, le comité de direction de l'UDF a décidé de considérer cette égalité comme une recommandation de liberté de vote.

 

L'UDF Suisse émet les recommandations de vote suivantes pour la votation fédérale du 13. juin 2021:

 

·Initiative populaire «Pour une eau potable propre et une alimentation saine – Pas de subventions pour l’utilisation de pesticides et l’utilisation d’antibiotiques à titre prophylactique»:

NON

(68 voix contre, 4 voix pour et 1 abstention)

 

·Initiative populaire «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse»:

NON
(64 voix contre, 6 voix pour et 3 abstentions)

 

·Loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de COVID-19 (Loi COVID-19):
NON

(45 voix contre, 26 voix pour et 2 abstentions)

 

·Loi fédérale sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (Loi sur le CO2):

NON
(64 voix contre, 8 voix pour et 1 abstention)

 

·Loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT):

Liberté de vote
(35 voix pour, 35 voix contre et 3 abstentions)

 


Les objets fédéraux de la votation seront traités en profondeur dans les numéros de mai et juin de l’organe de publication de l’EDU «Standpunkt» et dans le numéro de mai du journal Impulsion de l'UDF, afin de motiver la population à participer à ces votations importantes et de lui faire connaître le point de vue de l'UDF.

 


Pour plus d’informations:

Marc Früh, ancien député cantonal au Grand conseil BE, 079 673 08 16

 

 

Deux initiatives aux conséquences considérables

 

a. conseil national Markus Wäfler, Standpunkt Nr. 5 - mai 2021

 

Deux propositions importantes seront soumises au vote le 13 juin : les initiatives populaires « Pour une eau potable propre et une alimentation saine – Pas de subventions pour l’utilisation de pesticides et l’utilisation d’antibiotiques à titre prophylactique » (Initiative pour l'eau potable) et « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse » (Initiative pour les pesticides). Quel est le sujet ?

 

Nous pouvons bénéficier d'une quantité suffisante d'eau potable. Cela ne peut être considéré comme acquis. Une eau potable saine et un traitement efficace des eaux usées sont des facteurs clés pour la santé. La préservation d'une eau potable saine et propre n'est donc guère contestée, pas même par les opposants aux deux initiatives.

Que veut l'initiative sur l'eau potable ?

Cette initiative populaire a été soumise par l'association Association "Une eau propre pour tous". Deux remarques préliminaires à ce sujet :

  • L'initiative n'interdit pas l'utilisation de produits phytosanitaires et d'antibiotiques dans l'agriculture. Les agriculteurs peuvent continuer à utiliser ces outils.
  • Cependant, si cette initiative est adoptée, les exploitations qui utilisent des pesticides et/ou des antibiotiques à titre préventif, ou qui exploitent des fermes avec une forte proportion d'aliments pour animaux achetés (p. ex. élevage de poulets, élevage de porcs), seront massivement désavantagées financièrement car elles ne recevront plus de paiements directs.

Les objectifs fondamentaux de l'initiative ne sont pas remis en question, même par les opposants. Ses objectifs les plus importants sont inscrits depuis des années dans la Constitution fédérale (p. ex. articles 74, 76, 104 et 104a) et dans la loi sur l'agriculture (p. ex. articles 1 et 2). Ces dispositions sont appliquées et ont un effet, bien que beaucoup plus lent que ce qui est souvent souhaité en raison des processus de dissolution.


Grâce à l'évolution des techniques d'analyse et de laboratoire, il est désormais possible de détecter les traces les plus infimes de substances dans l'eau, l'air et les aliments. Cela permet de prendre conscience du fait que tout ce que nous utilisons dans les ménages, l'industrie, l'agriculture, la médecine, les cosmétiques ou les loisirs laisse des traces dans notre environnement et la nature et peut être détecté grâce à des analyses très sensibles. Les eaux souterraines, les eaux stagnantes et les eaux courantes sont surveillées depuis des années grâce à un réseau d'échantillonnage à mailles relativement serrées. En 2019, le rapport "État et évolution des eaux souterraines en Suisse", résultats de l'observation nationale des eaux souterraines NAQUA, état 2016, a été publié. Il a fait sensation en raison des résidus de chlorotalonil qui y étaient documentés et qui se trouvaient soudainement au-dessus du plafond de tolérance en raison de la réduction massive du plafond de tolérance à partir du 1.07.2019. Malgré le cocktail de résidus documenté en détail dans le rapport, ce dernier tire une conclusion positive :

 

"L'état des eaux souterraines en Suisse nous permet encore d'obtenir des quantités suffisantes d'eau potable à partir de sources souterraines. Cependant, cela ne peut plus être considéré comme acquis : notre ressource en eau potable la plus importante est soumise à une pression croissante. Par exemple, le présent rapport du NAQUA - Observation nationale des eaux souterraines montre clairement que la contamination des eaux souterraines peut être détectée sur de nombreux sites de surveillance" (citation p. 122).

 

Cela devrait être une motivation suffisante pour faire des efforts supplémentaires pour notre bien précieux "l'eau potable". La question de savoir si les deux initiatives sur les pesticides servent cet objectif est une autre question.

Que veut l'Initiative Pesticide ?

Cette initiative populaire a été soumise par le comité de la "fondation future3". Ses objectifs :

• L'initiative exige que les aliments importés soient soumis aux mêmes règles que la production agricole nationale. C'est un objectif appréciable, même s'il est difficilement réalisable dans la pratique.


• Dans les dispositions transitoires, le Conseil fédéral peut en quelque sorte " passer la marche arrière " en cas d'urgence et de pénurie.
• L'initiative conduit à une interdiction absolue de l'utilisation des "pesticides de synthèse" pour la production et les produits agricoles transformés. Cela signifie, par exemple, que les traitements de protection des stocks à l'aide de substances actives de pesticides seront également interdits (par exemple, la protection des stocks de céréales, d'aliments pour animaux et de produits alimentaires), tout comme les traitements contre les parasites du bois dans le bois d'œuvre et le bois de construction.

Une première constatation

L'initiative sur l'eau potable signifierait que les exploitations qui veulent continuer à utiliser des produits phytosanitaires et des antibiotiques dans leur production au sens de la production intégrée perdraient d'une part leurs paiements directs, mais d'autre part ne seraient plus liées au certificat de performance écologique selon l'art. 104, al. 3a de la Constitution Fédérale (CF), ce qui permettrait un peu plus de liberté entrepreneuriale. Le législateur devra alors probablement définir ce que l'on entend par "production sans pesticides". Le fait est que les exploitations biologiques utilisent également des quantités considérables de pesticides autorisés en agriculture biologique.

 

L'initiative sur les pesticides soulève des questions d'interprétation similaires avec son terme "pesticides synthétiques". Cette initiative confronterait dans certains cas de nombreuses exploitations à des problèmes existentiels. Une interdiction/renonciation au traitement des semences avec des pesticides aurait un impact énorme sur la contamination par les parasites et les maladies au stade de la jeunesse des cultures.

 

Un Oui aux deux initiatives entraînerait une réduction de l'auto-approvisionnement de notre pays grâce à notre propre agriculture et une augmentation correspondante des importations alimentaires. Cela serait en contradiction avec l'article 104a de la CF sur la sécurité alimentaire, approuvé par le peuple le 24.09.2017. Le fait qu'il soit aujourd'hui possible de détecter des résidus minimes de pesticides, de médicaments, de produits chimiques, etc. dans l'eau, l'eau potable, les eaux souterraines, les aliments, etc. ne dit rien sur leur risque potentiel pour la santé humaine, animale et environnementale. Cela nécessiterait une évaluation globale du plus grand nombre possible de résidus, y compris, par exemple, la toxicité aiguë et chronique, la cancérogénicité, la mutagénicité, l'effet sur les micro-organismes, etc. par rapport aux autres risques habituels de la vie quotidienne.


L'auteur a travaillé comme agro-technicien dans la recherche et le développement de produits phytosanitaires (herbicides).

 

traduit par M. Kronauer, rédacteur de ce site interne

Votation du 07.03.2021

RÉSULTATS (SUISSE)

  • OUI : l'Initiative populaire «Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage»
  • NON : La Loi fédérale sur les services d’identification électronique (LSIE)
  • OUI : L'Accord de libre-échange entre les États de l’AELE et l’Indonésie (huile de palme)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Thoune, le 11 janvier 2021

OUI À L’INTERDICTION DE SE DISSIMULER LE VISAGE, NON À LA LOI SUR LES SIE, OUI À L'ACCORD DE LIBRE-ÉCHANGE AVEC L'INDONÉSIE

En raison de la situation exceptionnelle due au coronavirus qui rend les grands rassemblements politiques impossibles jusqu'à nouvel ordre, l'UDF Suisse a pour la première fois pris position en ligne sur les objets de la votation populaire du 7 mars 2021. 67 délégués y ont participé et ont pris des décisions claires.

 

  • Initiative populaire «Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage»: OUI (66 voix pour, 1 voix contre et 0 abstention)
  • Loi fédérale sur les services d’identification électronique (LSIE): NON (57 voix contre, 8 voix pour et 0 abstention)
  • Accord de libre-échange entre les États de l’AELE et l’Indonésie (huile de palme): OUI (41 voix pour, 17 voix contre et 5 abstentions)

 

Outre le référendum en cours contre l'introduction du "mariage pour tous", pour lequel l'UDF est engagé dans un comité interpartis (www.mariage-pour-tous-non.ch), il est clair, que la priorité du parti est la campagne de vote pour l'initiative populaire "Oui à l'interdiction de se dissimuler le visage". L'UDF avait déjà soutenu activement l'initiative lors de la récolte de signatures et sera également engagée dans la campagne de vote.

 

Pour plus d’informations: Marc Früh, ancien député au Grand conseil BE, 079 673 08 16

 

FICHE D’INFORMATION SUR LES OBJETS DE LA VOTATION POPULAIRE DU 7 MARS 2021

L'INITIATIVE POPULAIRE, lancée par le Comité d'Egerkingen, exige l'interdiction de se dissimuler le visage dans les espaces publics (sauf pour les lieux sacrés, pour des raisons climatiques, de santé et de sécurité). L'interdiction vise à la fois les islamistes radicaux (Burka, Niqab) et les criminels (Anarchistes, Hooligans) qui pratiquent la dissimulation. Le port obligatoire de masques hygiéniques, introduit en raison du coronavirus, n'est donc pas concerné par l'initiative. Pour les initiateurs, il s’agit d’une exigence d’égalité: Les personnes libres – hommes et femmes - montrent leur visage lorsqu'elles se parlent. Les burqas et les niqabs sont des symboles radicaux de l'oppression des femmes qui seraient également rejetés par de nombreux musulmans bien intégrés.

 

Les opposants - entre autres le Conseil fédéral et la majorité du Parlement - soulignent également que la dissimulation du visage les déconcerte. Toutefois, ils considèrent que le problème n'est pas encore suffisamment prononcé en Suisse, raison pour laquelle ils estiment qu'il incombe aux cantons d'édicter des interdictions de se dissimuler le visage. Le Conseil fédéral et le Parlement ont élaboré un contre-projet indirect qui entrera automatiquement en vigueur si l'initiative populaire est rejetée par le peuple. Le contre-projet prévoit davantage d'aide au développement, la promotion des femmes et des fonds pour l'intégration des étrangers. Tous les citoyens sont également tenus de montrer leur visage pour prouver leur identité lorsqu'ils sont en contact avec les autorités et le personnel des transports publics.

 

LOI FÉDÉRALE SUR LES SERVICES D’IDENTIFICATION ÉLECTRONIQUE (LSIE) : La loi sur l'e-ID crée la base juridique d'une e-ID (identité électronique) suisse reconnue par l'État. Les partisans des associations informatiques et de l'économie affirment: À l'ère du numérique, il est de plus en plus important pour les entreprises, les particuliers, les autorités publiques et les associations de pouvoir s'identifier en ligne sans équivoque et de manière sûre. Il faut donc une e-ID reconnue, propre et vérifiée, qui permette un meilleur contrôle et une plus grande transparence de ses propres données.

 

Pour les opposants issus des milieux affines du numérique et principalement des cercles de gauche, le projet de loi est délicat. La loi sur l'e-ID permettrait pour la première fois de commercialiser une carte d'identité officielle et de la faire émettre par des fournisseurs privés. Les bureaux des passeports seraient remplacés par des sociétés telles que des banques et des compagnies d'assurance, qui géreraient les données sensibles des citoyens. L’émission des cartes d'identité devrait rester la responsabilité de l'État et être soumise à un contrôle démocratique.

 

ARRÊTÉ FÉDÉRAL PORTANT APPROBATION DE L’ACCORD DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE DE LARGE PORTÉE ENTRE LES ÉTATS DE L’AELE ET L’INDONÉSIE (RÉFÉRENDUM «STOP À L’HUILE DE PALME») : En décembre 2019, le Parlement a approuvé la conclusion d'un accord de libre-échange avec l'Inde. Selon les partisans - le Conseil fédéral et la majorité du Parlement - cela permettra à la Suisse d'obtenir un accès avantageux au marché, de renforcer la protection de la propriété intellectuelle, de supprimer les obstacles techniques au commerce, de faciliter le commerce des services et d'accroître la sécurité des investissements. L'accord contient un chapitre de grande portée sur la durabilité, avec des règles (par exemple dans le domaine de l'huile de palme) que l'Indonésie n'a encore jamais conclu avec un autre partenaire commercial.

 

Pour les opposants, menés par le syndicat des agriculteurs d’Uniterrre, l'accord n'est pas du tout viable. Ils ont lancé le référendum parce qu'en Indonésie, la déforestation massive et la culture sur brûlis, le travail des enfants et le travail forcé ainsi que l'utilisation de pesticides toxiques sont à l'ordre du jour. Les opposants sont particulièrement préoccupés par les conditions dommageables pour l'environnement dans lesquelles l'huile de palme est extraite en Indonésie. L'accord commercial manque de mécanismes de contrôle efficaces, de sanctions et de force contraignante.

 

UDF Suisse, secrétariat central