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Promouvoir la vie et non la mort

Débat des médecins sur le suicide assisté | Communiqué de presse de l’UDF Suisse (texte traduit) | impulsion no. 5, novembre 2018

 

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP), des associations de médecins et d’autres spécialistes soulignent régulièrement que le désir de suicide assisté est souvent temporaire. L’UDF promeut donc que des autorités publiques et des associations concernées prennent des décisions qui favorisent la vie des hommes et des femmes en détresse.

 

Si l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) – contre la volonté de la FMH et d’autres associations de médecins – élargit l’assistance au suicide à ce qui subjectivement a été validé comme «souffrances insupportables», elle fait fausse route. L’UDF fait appel à la FMH de ne pas reprendre les directives de l’ASSM «Attitude face à la fin de vie et à la mort», mais de soutenir ses membres dans une orientation favorisant la vie.

 

L’UDF fait aussi appel à l’OFSP et au Conseil fédéral de s’orienter en faveur de la vie. Si selon le plan d’action pour la prévention du suicide, adopté par le Conseil fédéral en novembre 2016, seul le taux de suicides non-assistés doit être abaissé, alors c’est une option schizophrène. La fiche d’informations de ce plan d’action retient: «Mais il est vrai que parmi les personnes dont on a pu empêcher le suicide sur le pont du Golden-Gate à San Francisco, seulement 5% sont mortes par suicide dans les 26 années qui ont suivi.» Ce fait ne doit pas être occulté dans le débat sur l’assistance au suicide. L’assistance au suicide ne change rien de fondamental à la nature de l’acte.

 

La demande de l’association des médecins du canton de Zurich pour un point de distribution de cette substance pour le suicide, non-médical et spécialement contrôlé, est encore une fausse piste, selon l’avis de l’UDF. Si la Constitution fédérale protège le «droit à la vie» et le «bien-être des plus faibles», l’État, tout comme le corps médical, ne doit pas être un promoteur de désirs de suicide, mais bien plutôt soutenir les «faibles» dans la vie. Parler, comme le fait l’association des médecins du canton de Zurich, d’un médicament quand il s’agit d’une substance qui entraîne intentionnellement la mort, est pour l’UDF un signe dévastateur de la réinterprétation de la médecine.