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Votations 2020

Dates de votations

Année 1. Trimestre 2. Trimestre 3. Trimestre 4. Trimestre
2020 09.02.2020 17.05.2020 27.09.2020 29.11.2020

Discrimination des orientations sexuelles ?

Le peuple suisse devra donner son avis sur l’initiative parlementaire exigeant l’extension du Code pénale, art.261 bis, loi sur le racisme à «l’orientation sexuelle.» En Suisse, homosexuels et LGBT s’estiment victimes d’injustices et exigent une meilleure protection au travers de la loi antidiscriminatoire, qui fut réalisée pour lutter contre la négation du génocide des Juifs et contre la ségrégation raciale.

 

- Plusieurs partis politiques sont opposés à cette extension. Des mouvements LGBT aussi estiment qu’ils ne sont pas persécutés. Ils refusent d’être assimilés à des personnes incapables de se défendre avec les lois actuellement à disposition. La Constitution fédérale stipule à l’art. 8, alinéa 2: «Nul ne doit subir de discriminations du fait de son origine, de sa race, de son sexe, de son âge, de sa langue, de sa situation sociale, de son mode de vie, de ses convictions religieuses, ...» Le Code civil à partir de l’art. 28 et le Code pénal suisses à partir de l’art 173, offrent des bases légales solides pour punir toute insulte et propos dégradant.

 

- La relation hétérosexuelle n’est pas le fruit d’une idéologie, d’une religion ou d’une philosophie. C’est une loi biologique naturelle, pratiquée depuis des millénaires par les humains et les mammifères. L’éducation sexuelle de nos enfants doit pouvoir être dispensée sans épée de Damoclès sur les parents, les enseignants, les formateurs, les infirmières, les médecins ou les pasteurs. Ceuxci doivent pouvoir déclarer publiquement sans craindre une dénonciation, que la relation sexuelle normale se déroule entre un homme et une femme. Celle-ci est idéale pour permettre la naissance et le renouvellement de la société.

 

- Insinuer que les homosexuelles et les LGBT sont persécutés en Suisse est inacceptable. Leur offrir une loi protectrice identique à celle des Juifs après la Shoah, n’est-ce pas reconnaitre une grave oppression liée à l’orientation sexuelle? Or, les LGBT peuvent s’exprimer librement, il n’y a pas d’exécution sommaire, pas de charnier, pas de restriction de liberté à leurs provocations lors de gaypride. Ils n’ont aucunement droit à une reconnaissance de persécutés. Selon l’OFS seul 6,5 % des discriminations concernent l’orientation sexuelle.

 

- La nouvelle loi est liberticide. Un médecin refusant une intervention, par exemple une PMA (procréation médicalement assistée) à un LGBT risque 3 ans de prison ferme. Idem pour un pasteur refusant la bénédiction nuptiale à un couple de même sexe! L’intransigeance de la nouvelle loi est démontrée à l’étranger. Le 28 juillet 2018, après 26 années de loyaux services dans un hôpital de Grande Bretagne, le Dr. Mackeret était licencié en vertu de la loi «Equality Act». En septembre 2019, le tribunal de sa Majesté vient de confirmer le verdict « Licencié pour offense à un client transgenre.» Le médecin avait refusé de l’appeler Madame, alors que ce dernier était barbu et avait les attributs sexuels masculins.

 

- L’argument du taux élevé de jeunes LGBT qui se suicident à cause de discriminations est très relatif. La prostitution masculine est un esclavage aux règles sordides. La prostitution masculine n’est pas épargné de l’épouvantable ambiance dominant-abusé. Cela est certainement une des raisons pouvant mener au geste ultime.

 

- Un avis de droit a été sollicité afin de déterminer les enjeux et les implications liés à la modification de la norme pénale. Déterminer à partir de quel moment un discours est haineux, est difficile à établir. Les critères sont subjectifs et la perception des paroles est liée à de nombreux étalons individuels. Ceci ouvre la porte à de nombreux abus, une avalanche de plaintes, beaucoup de travail judiciaire.

 

- Les conséquences funestes de l’extension de cette loi ne sont pas toutes connues. PMA et autres traitements de changement de sexe, prestations obligatoirement données, devront- elle aussi être remboursés par les caisses maladies?

 

- Refuser cette loi, ce n’est pas autoriser la violence ou la diffamation envers les homosexuels, ni la communauté LGBT.

 

- On doit pouvoir vivre et défendre un autre avis, sans pour autant être accusé de propager des paroles ou des enseignements discriminatoires.

 

- Cette loi censure la pensée et l’expression. Elle relève davantage d’un activisme politique chicanier.

 

- Une saine cohabitation entre différents groupes de personnes, dépend non de lois, mais de considérations morales, tel le respect, l’empathie, la compréhension, l’estime...

 

Le 9 février 2020, au nom de la liberté d’opinion, refusez cette évolution juridique liberticide. Non à cette loi induisant sournoisement la censure. Votez NON!

 

Marc Früh

Votation du 09.02.2020

Paroles de l'UDF Suisse

Non

Initiative populaire « Davantage de logements abordables »

 

 

Non

Modification du code pénal et du code pénal militaire (Discrimination et incitation à la haine en raison de l'orientation sexuelle)

 

 

Paroles par l'assemblée de Délégués du 05.10.2019 et 11.01.2020

 

29 février: 2 x Non

et « A Plein gaz dans la campagne de vote »: la protection des minorités n’a pas besoin de censure

Lors de son assemblée des délégués à Olten, l’UDF a adopté le Non pour l’initiative populaire pour «Davantage de logements abordables». Et avec un «non à cette loi de censure», l’UDF veut donner un signe pour la liberté d’expression, comme l’un des biens les plus précieux de notre démocratie. Dans la campagne de vote actuelle, l’UDF est désormais «mode plein gaz». C’est avec grande joie et gratitude que les délégués ont accueilli parmi eux Andreas Gafner, le nouveau conseiller national de l’UDF.

NON à l’initiative «Davantage de logements abordables»

Malgré son soutien à la démarche pour davantage de logements abordables, pour l’UDF les effets négatifs de cette initiative prédominent. L’étatisation du marché du logement constituerait une violation de la liberté économique. De plus, il n’y a jamais eu en Suisse au cours des 20 dernières années, autant d’appartements vacants qu’aujourd’hui. La Confédération, les cantons et les communes seront forcés de construire. Un quota de 10% de tous les nouveaux bâtiments destinés aux logements à but non lucratif est inflexible et bureaucratique.
Après une discussion animée avec de nombreuses interventions, les délégués ont adopté le Non (Oui: 4, Non: 61, abstentions: 6).

NON à la modification du Code pénal suisse et du Code pénal militaire (discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle).

L’UDF a adopté le Non à l’unanimité le 5 octobre 2019. Il est à craindre que cela criminalise les opinions légitimes et déclenche de nouvelles vagues de poursuites. Des lois qui définissent des termes vagues comme «orientation sexuelle» ne sont tout simplement pas nécessaires.


www.censure-non.ch

 

Résultats de la votation du 19.05.2019

fédéraux, résultats Suisse

Loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA):

OUI à 66.38%

parole de l'UDF: OUI

 

Arrêté fédéral relatif à la reprise de la directive de l'UE sur les armes

OUI à 63.73%

parolde de l'UDF: NON

Votation populaire du 19 mai 2019

pixabay.com
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Le 19 mai prochain, les citoyens suisses vont s'exprimer sur les deux thèmes suivants:

Loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA)

Objéctif : D’une part, l’imposition des entreprises en Suisse doit être ajustée. D’autre part, l’AVS doit obtenir plus d’argent.

Vidéo explicative

Mise en oeuvre d’une modification de la directive de l’UE sur les armes (Développement de l’acquis de Schengen)

Objéctif : La loi sur les armes doit être modifiée.

Vidéo explicative

RFFA -easyvote | loi sur les armes - easyvote

Sujets de vote du 19 mai

Contrainte Schengen-Dublin relative au droit sur les armes!

impulsion no. 2 - 2019

 

La « directive de l’UE sur les armes » modifi ée (Développement de l’acquis de Schengen, directive de l’UE 2017/853) sera soumise au vote suite à un référendum sans précédent. Avec plus de 125’000 signatures, ce référendum est le signal d’une résistance massive. A quoi ?

 

La Suisse est tenue d’adopter la nouvelle directive de Schengen en vertu de l’adhésion à l’accord d’association de Schengen- Dublin approuvée le 5 juin 2005 avec 55% de oui (taux de participation au vote: 57 %) dans un délai de deux ans. Si la Suisse n’opère pas cette mise en vigueur, l‘accord d’association dispose du paragraphe 4 de l’article 7: «…cet accord est considéré comme étant arrivé à son terme, sauf si dans les 90 jours suivants, la commission mixte décide quelque chose d’autre, suite à un examen approfondi des possibilités de maintien de l’accord». La date limite pour l’entrée en vigueur est le 31 mai 2019.

Contre le terrorisme – ou bien…?

L’UE a révisé cette directive sur les armes 2017/853 afi n d’entraver les actes de terrorisme. Ce qu’elle fait se traduit par davantage de restrictions sur la possession légale d’armes et l’acquisition d’armes, ainsi que par de nouveaux obstacles et contrôles administratifs relativement lourds. L’UE ignore complètement les abus massifs sur le droit d’asile et la circulation totalement libre des personnes, sans contrôle des frontières pour les terroristes et les gangs criminels.

 

La Suisse sera tenue de rendre plus diffi cile la possession légale et l’acquisition d’armes par des règlementations analogues et équivalentes vérifi ées par des contrôles. Mais notre pays a une tradition diff érente et une autre relation entre l’État, les citoyens et leurs armes. Le tir hors-fonction en tant que sport, le stockage de l’arme personnelle de l’armée chez soi est un droit coutumier.

Il y a en Suisse, près de 2,5 millions d’armes dans les ménages privés. La règlementation relative aux armes a été progressivement durcie, alors même que chez nous, un ordre libéral sur la possession d’armes à feu a une longue tradition. Malheureusement environ 300 personnes par année sont tuées chez nous par la violence des armes. La directive de l’UE sur les armes ne pourrait guère changer à cela quoi que ce soit; le problème en soi n’est pas tant les armes mais bien plus l’être humain. Aussi le 13.2.2011 l’initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» a été rejetée avec 56% de non (taux de participation: 49%). Le 19 mai, nous devons tout d’abord nous poser la question: Le problème de l’utilisation d’armes à feu automatiques obtenues illégalement pour des attentats terroristes et des attaques criminelles dans l’espace Schengen (sans contrôle de frontières !) peut-il être résolu par des mesures administratives pour les citoyens «normaux»? Avec un Non, il n’y aura certainement aucune menace d’expulsion, l’UE ayant un intérêt vital dans la coopération en matière de sécurité et d’asile. Mais si la Suisse devait assurer sa propre sécurité comme auparavant, la sécurité serait fi nalement améliorée.

 

Markus Wäfler, ancien Conseiller national

L’UDF pour le sens de la mesure et la prévoyance

En 2017, la réforme de l’imposition des entreprises III et les sujets relatifs à la réforme de la prévoyance vieillesse ont été rejetés. Une nouvelle décision fi nancière s’impose maintenant.

D’une part cela montre que l’UE et l’OCDE (organisation de coopération et de développement économiques) ne tolère plus le système fi scal actuel. D’autre part l’AVS doit être assainie. Avec un Oui, les deux réformes pourraient être abordées, un Non serait dangereux pour la Suisse.

En un coup d’oeil

En considérant en détail ce projet volumineux, les avantages et les possibles dangers deviennent visibles:

 

- Les privilèges fi scaux accordés aux entreprises internationales sont abolis. Par contre, les taxes cantonales actuelles peuvent être considérablement réduites, en outre, les entreprises bénéfi cient de boîtes à brevets (Patentboxen) ou de déductions pour la recherche. La Suisse reste attractive pour les entreprises. Celles-ci conservent leur siège, assurent des dizaines de milliers d’emplois et continuent de payer des impôts considérablement élevés.

 

- Avec une réduction d’impôt, les fi rmes suisses bénéfi cieront également d’impôts moindres, ce qui en fi n de compte sera profi - table à tous. Les fi rmes suisses restent en Suisse, les emplois seront conservés et les impôts seront payés en Suisse. Il y a certes le danger, que certains cantons ne veuillent pas baisser leur taux et ainsi les fi rmes n’en seraient que plus chargées. Cependant les cantons ne pourront pas se le permettre à long terme.

 

- La cotisation AVS de l’employé et de l’employeur sera augmentée de 0,15%. Parallèlement, ce qu’on nomme pourcentage démographique de la TVA reviendra de nouveau entièrement à l’AVS. De cette façon l’AVS bénéfi ciera d’un apport de 200 milliards à partir de 2020. Il y a grand danger, que la réforme de la prévoyance vieillesse dont on a urgemment besoin soit reportée aux calendes grecques et que les problèmes de fond ne soient pas aff rontés.

PS et UDC se la font dur

Le deal visant à réunir ces deux sujets a fait l’objet de critiques lors de l’assemblée des délégués UDF Suisse. Ce deal a résulté du fait que le PS n’acceptera jamais une réforme fi scale, si ses exigences n’étaient pas à même d’être satisfaites. Ce qui dérange le PS, en ce qui concerne ce projet, ce sont les réductions d’impôts accordées aux entreprises qui lui font craindre une concurrence fi scale plus forte ainsi que de nouvelles échappatoires fi scales. Ce parti protecteur de l’AVS dira OUI à ce projet, mais en grinçant des dents. L’UDC n’étant pas unanime recommanda la liberté de vote. Son explication : Deux projets n’ayant rien à faire l’un avec l’autre ne doivent pas être fi celés ensemble. Telle était également la teneur fondamentale des critiques lors de l’assemblée des délégués de l’UDF susmentionnée. Celle-ci a clairement opté pour le Oui (voir encadré).À juste raison: Tout ce qui brille n’est certes pas en or, pourtant, quant à ce projet de loi, les avantages priment.

 

Markus Reichenbach