Initiatives et réferendums populaires soutenues par l'UDF

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Responsabilité de la famille | Initiative en faveur de la famille

Les lois suisses attribuent automatiquement toute compétence à l’État en cas d’incapacité de discernement et d’agir d’une personne adulte – sauf si cette dernière a désigné quelqu’un par une déclaration écrite, à quoi ne pensent que très peu de personnes. Beaucoup de familles se font actuellement surprendre par des incidents et par l’intervention de l’État. L’UDF – étant engagée pour la responsabilité mutuelle en famille – soutient la collecte de signatures pour cette initiative qui inverse le principe. Selon le texte de l’initiative, ce sont d’abord les membres de la famille qui peuvent assumer leur responsabilité. L’État doit prendre un rôle de soutien et non pas de prise en main. Pour inscrire ce principe ‹famille avant l’État›, les initiateurs ont formulé un nouvel article 14a pour la Constitution fédérale. Nous marquons les points centraux en gras:

1 Lorsqu’une personne est frappée d’incapacité de discernement ou d’incapacité d’exercer les droits civils, ses proches ont, dans l’ordre de priorité ci-après, le droit de lui fournir une assistance personnelle, de gérer son patrimoine ou de la représenter dans les rapports juridiques avec les tiers a. le conjoint, ou le partenaire enregistré; b. les parents au premier degré; c. les parents au deuxième degré; d. la personne qui mène de fait une vie de couple avec elle.

2 Toute personne capable d’exercer les droits civils peut, sans le concours et l’assentiment des autorités et dans la forme d’un testament, prendre les dispositions suivantes pour le cas où elle serait frappée d’incapacité de discernement ou d’incapacité d’exercer les droits civils:
a. modifier l’ordre de priorité visé à l’al. 1, ou
b. charger une ou plusieurs personnes physiques ou morales de lui fournir une assistance personnelle, de gérer son patrimoine ou de la représenter dans les rapports juridiques avec les tiers.


3 La modification et le mandat visés à l’al. 2 priment le droit visé à l’al. 1.


4 Seul un tribunal peut, dans le cadre d’une procédure ordinaire, constater l’incapacité de discernement ou l’incapacité d’exercer les droits civils et retirer ou restreindre les droits visés aux al. 1 et 2. La loi fixe les modalités.

L’initiative donne donc toute liberté aux individus de désigner des personnes de leur choix pour s’occuper d’eux. Il faut aussi noter que l’initiative permet à un membre de la famille de refuser la prise en charge d’un autre membre de la famille. La liberté est alors donnée aux deux côtés éventuellement concernés.

David Gysel

Commander ou télécharger des feuilles de signature sur www.kesb-initiative.ch/fr

Lutte contre le tabagisme des jeunes | Initiative contre des publicités séduisantes

Les délégués de l’UDF Suisse ont décidé le 11 août à très grande majorité de soutenir l’initiative populaire «Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac». L’initiative répond à un besoin urgent de notre société.

impulsion no. 4 | Septembre 2018

 

Un rapport du Monitorage suisse des addictions indique qu’«en Suisse en 2016, 31,6% des 15 à 25 ans étaient des fumeurs, soit un niveau plus élevé que dans la population générale (25,3%). Cette prévalence est stable depuis 2014» mais la part de fumeuses et fumeurs quotidiens est en augmentation. «Enfin, les 15-25 ans sont 38,0% à avoir déjà reçu au moins un cadeau promotionnel lié aux produits du tabac (briquets/allumettes, cigarettes, etc.). Cette part atteint 17,1% parmi les 15-17 ans.» «26,5% de la population a commencé de fumer de manière quotidienne avant 20 ans (65,2% des fumeurs quotidiens)», indique l’Office fédéral de la santé publique. L’OFSP ajoute: «Chez les 15-29 ans, 25,5% des individus qui ne fument pas présentent une consommation élevée d’alcool, contre 42,3% des fumeurs.»

Initiative importante pour la jeunesse

L’UDF poursuit une politique de prévention contre les addictions, qui vise l’abstinence. Les délégués de l’UDF ont donc très favorablement accueilli le lancement de l’initiative provenant d’une large alliance d’organisations de la santé et de la jeunesse, parmi lesquelles se trouvent par ex. la Croix-Bleue, l’Association Suisse des droguistes et diverses associations de médecins spécialisés. Cette initiative a été lancée vu que le Parlement avait refusé de soutenir des mesures contre la publicité et le parrainage en faveur du tabac. L’initiative veut ajouter à la Constitution fédérale la promotion de la santé des enfants et des jeunes et surtout la phrase: «elle interdit notamment, pour les produits du tabac, toute forme de publicité qui atteint les enfants et les jeunes».

Le délai pour la récolte des signatures est fixé au 20 septembre 2019. Récolter des signatures pour cette initiative est dès maintenant une excellente manière de montrer que le bien-être de nos jeunes nous importe. C’est une excellente occasion de parler avec nos contemporains (jeunes et vieux) sur les valeurs de la vie et une vie libre d’addictions.

David Gysel

Commander ou télécharger des feuilles de signature sur enfantssanstabac.ch

Référendum contre la modification de la loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA)

Plus de détails

Non au diagnostic préimplantoire !

De quoi s’agit-il dans la loi révisée sur la procréation médicalement assistée?

La technique médicale permet aujourd’hui de faire le dépistage de maladies héréditaires et génétiques sur les embryons produits par fécondation artificielle. Cette méthode d’analyse s’appelle «diagnostic préimplantatoire» (DPI).

Le Conseil fédéral a recommandé au Parlement d’autoriser cette nouvelle technologie, mais seulement pour des couples atteints par une grave maladie héréditaire. Cela ferait de 50 à 100 analyses par an.

Le parlement n’a pas écouté le Conseil fédéral. Il a décidé une solution allant beaucoup trop loin. Au lieu de se concentrer sur les graves maladies héréditaires, ce sont alors tous les 6000 couples (et plus) qui, chaque année, pourraient faire examiner leurs embryons fécondés in vitro selon toutes sortes de critères et les faire détruire s’ils ne leur conviennent pas.

Que pouvez-vous faire contre cette chimère de l’être humain parfait?

Les présidents du PS et de l’UDC ont déclaré, lors de l’émission télévisée «Arena» du 2 octobre 2015:

«À mon avis, cette loi dépasse les limites!» (Christian Levrat)

«Le Parlement l’a poussée un peu loin!» (Toni Brunner)

Donc, dites vous aussi NON à cette loi extrême sur la procréation médicalement assistée:

  • Vous veillerez ainsi à ce que le Parlement en revienne au projet modéré du Conseil fédéral!
  • Les embryons ne seraient alors examinés qu’en cas de soupçon quant à une grave maladie héréditaire!
  • Un usage abusif de la nouvelle technologie du DPI, ainsi que la chimère de l’être humain parfait, seraient ainsi empêchés!

Quelles sont les conséquences de cette loi extrême?

Avec le projet excessif et extrême du Parlement, sur lequel nous voterons le 5 juin, des dizaines de milliers d’embryons peuvent être testés massivement pour voir s’ils conviennent ou non – indépendamment de la présence ou non du danger de grave maladie héréditaire. Conséquences:

  • Des dizaines d’embryons ne seraient produits que pour être départagés selon qu’il seraient «dignes de vivre» ou «indignes de vivre»
  • Si un embryon ne convient pas, il pourrait tout de go être détruit ou utilisé pour la recherche
  • De cauchemar, la chimère de l’être humain parfait deviendrait ainsi réalité
  • Les parents subiraient alors une énorme pression: ne plus mettre au monde que des enfants «parfaits»

Il ne faut pas!

Pour ces raisons, NON à la loi sur la procréation médicalement assistée:

  • Pas de rejet automatique de dizaines de milliers d’embryons seulement parce qu’ils ne passent pas avec succès un «test de normalité»
  • Pas d’analyses d’embryons sans soupçon de graves maladies héréditaires
  • Pas de contrôles qualité sur les embryons; cela conduirait à la chimère de l’être humain parfait
  • Pas de loi extrême, alors que le Conseil fédéral tenait prête une bien meilleure solution

La loi va bien trop loin! Donc: NON!

 

Source: stop-au-dpi.ch

Initiative populaire "Protection contre la sexualisation à l'école maternelle et à l'école primaire"

L'UDF s'engage pour que l'éducation sexuelle relève avant tout de la responsabilité des parents. L'initiative dite "de protection" vise à inscrire ce principe dans la Constitution et à garantir que l'éducation sexuelle proposée par l'école soit facultative. C'est pourquoi l'UDF soutient cette initiative.

 

Site Internet de l'initiative


Initiative populaire "Pour le couple et la famille"

L'UDF considère que le mariage entre un homme et une femme est une union durable garante de stabilité de la société. En ce sens, les personnes mariées ne doivent pas être désavantagées financièrement ou fiscalement par rapport à d'autres modes de vie. Le fait de mettre les personnes mariées sur pied d'égalité par rapport aux concubins démontrera également l'attachement de notre pays à l'institution du mariage.

 

Site Internet de l'initiative


Initiative populaire "Aider les familles !"

Pour l'UDF, il importe de mener une politique familiale plus active. Une des possibilités est d'accorder des déductions fiscales aux parents qui souhaitent réduire leur activité professionnelle pour s'occuper de leurs enfants. L'initiative proposée va par ailleurs dans le même sens que le programme d'action de l'UDF Suisse.


Initiative populaire "Contre l'immigration de masse"

L'UDF constate que l'immigration massive de ces dernières années a créé d'importants problèmes d'infrastructures, notamment en termes de logements. Il importe par conséquent que la Suisse puisse mieux réguler le nombre de personnes qui viennent s'établir dans notre pays.


Initiative populaire "Financer l'avortement est une affaire privée"

Les avortements ne sont pas une maladie! Cette initiative populaire veut donc que les coûts liés à l'avortement soient rayés de la liste des prestations de l'assurance obligatoire. Les avantages sont évidents :

  • Les coûts directs et indirects de la santé sont réduits.
  • La responsabilité individuelle des assurés est renforcée : quiconque envisage la possibilité d'un avortement peut conclure une assurance complémentaire facultative ou payer directement les coûts de l'intervention.
  • Cette initiative garantit que l'assurance-maladie obligatoire serve en premier lieu à sauver des vies et à guérir, mais non pas à détruire des vies.
  • Cette initiative fait qu'il n'y aura plus, de la part de l'assurance-maladie, d'incitation financière en faveur des avortements. Le nombre des avortements s'en trouvera réduit.

Argumentaire (PDF - download)


Initiative pour les familles : déductions fiscales aussi pour les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants

L'initiative pour les familles a les objectifs suivants :

  • allègements fiscaux pour toutes les familles avec enfants ;
  • pas de discrimination des parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants ;
  • libre choix et responsabilité individuelle des familles dans l'éducation des enfants ;
  • non à l‘étatisation des familles avec enfants ;
  • non à la mise sous tutelle des parents.