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Votation, 27.09.2020 - Engagement clair en faveur d'une gestion indépendante de l'immigration et contre les allocations pour perte de gain

Communiqué de presse sur l’Assemblée des délégués du 8 août 2020 - Lors de son assemblée des délégués du 8 août 2020, l'Union démocratique fédérale Suisse (UDF) a adopté ses recommandations sur les cinq objets fédéraux du 27 septembre 2020.

Au centre d’une discussion animée, l'accent a été mis sur l'initiative de limitation. Les plus de 70 personnes présentes ont aussi pris des positions claires sur les autres objets. En outre, les délégués ont décidé de soutenir le référendum contre la rente-pont.

 

Dans son discours de bienvenue, Daniel Frischknecht, le président du parti nouvellement élu le 27 juin, a souligné la nécessité des principes de l'UDF face aux défis de l'époque. Il a ressenti de bonnes et stables relations au sein du parti, ce qui est une très bonne condition préalable à un travail basé sur la confiance. Frischknecht souligne que l'UDF vit activement le "C" et, contrairement aux autres partis, ne veut pas se dissocier des valeurs chrétiennes. Le lien entre l'homme et la femme sous la forme du mariage traditionnel est constamment attaqué. De même, la politique des drogues, malavisée et banalisée, continue de causer de grandes souffrances. Au cours de sa présidence, l'UDF contribuera de plus en plus au débat avec ses propres projets politiques constructifs - par exemple sur la politique énergétique, a déclaré Daniel Frischknecht. La réunion a été dirigée pour la première fois par le nouveau vice-président Thomas Lamprecht, membre UDF du Grand Conseil zurichois.

Initiative populaire « Pour une immigration modérée »

initiative de limitation: Oui

Le Conseiller national UDC, Walter Wobmann, soutient le projet de loi. Il a déclaré que la Suisse est en pleine effervescence, l'immigration ayant massivement débordé ces dernières années. L'initiative visant à limiter l'immigration a pour but de permettre à la Suisse de gérer à nouveau l'immigration de manière autonome. C'est pourquoi les accords bilatéraux ne doivent pas être résiliés, car ils sont également dans l'intérêt de la Suisse. Pascal Wüthrich, représentant d'Economiesuisse, a décrit la proposition comme une "initiative de clôture" qui mettrait en danger les relations économiques de la Suisse avec l'UE. La Suisse a besoin de la libre circulation des personnes afin de maintenir sa prospérité et sa croissance économique.

 

Les délégués adoptent le Oui à l’unanimité avec 62 voix pour, 0 voix contre et 0 abstention.

Modification de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages

loi sur la chasse, LChP : OUI

Le Conseiller national UDF, Andreas Gafner, prend parti pour la nouvelle loi sur la chasse. Il ne s'agit pas de mettre en danger les populations d'animaux sauvages, mais - au contraire - d'étendre la protection des animaux et d'établir la durabilité de la chasse. La loi sur la chasse permet de réglementer la chasse aux loups et aux bouquetins, par exemple, afin d'éviter leur surpopulation et parce que l'augmentation de leur population, observée de longue date, est entrée en conflit avec l'élevage dans l'agriculture, ce qui cause des dommages considérables. Pour la conseillère cantonale Nicole Hirt (PVL SO), la nouvelle loi n'est pas un compromis équilibré, mais inutile. De nombreux animaux sauvages, présents en Suisse en populations accrues depuis plusieurs années, ont rempli des fonctions importantes en ce qui concerne la régulation des réserves dans les forêts. En outre, aucune attaque de loups sur des humains n'a encore été enregistrée.

 

Les délégués ont adopté le Oui par 55 voix pour, 3 contre et 5 abstentions.

Modification de la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct (LIFD)

déduction fiscale des frais de garde des enfants par des tiers : Non

Markus Wäfler, anc. Conseiller national UDF, explique le changement de loi qui prévoit une augmentation des déductions fiscales pour les frais de garde d'enfants par des tiers. Les parents pourront désormais déduire 25’000 francs par enfant et par an de l'impôt fédéral direct (actuellement 10’100 francs par enfant), ce qui devrait entraîner des coûts supplémentaires d'environ 380 millions de francs.

 

Selon Markus Wäfler, la modification de la loi est discriminatoire à l'égard des "mères à plein temps" qui n'exercent aucune activité professionnelle extérieure. Compte tenu des milliards de "dettes coronavirus" qui ont augmenté, la Suisse ne peut pas se permettre l'ajustement. Les principaux bénéficiaires seraient les ménages qui font garder leurs enfants par d'autres personnes et non les "ménages à un seul revenu".

 

Les délégués ont adopté le Non par 0 oui à 62 non avec 2 abstentions.

Modification de la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain en cas de service et de maternité

congé de paternité : Non

Adrian Wüthrich a voté en tant que président de la commission "Congé de paternité maintenant", pour qui les temps sont mûrs pour l’introduction du congé de paternité. La proposition a été élaborée de manière pragmatique. Tous les pères qui travaillent devraient pouvoir bénéficier d'un congé de deux semaines - "pour un bon départ dans une vie de famille égale" et dans le sens d'une valorisation qui pourrait être financée par la loi sur l'indemnisation de l'emploi (APG). De la part de la commission référendaire, la Conseillère municipale zurichoise UDC, Susanne Brunner, présente les arguments du "non". Pour les opposants, le coût du congé de paternité n'est pas justifiable en période de crise économique imminente. Les PME, en particulier, pourraient difficilement en assumer les conséquences financières en raison de leurs marges déjà faibles. Ce nouveau système de sécurité sociale irait retirer encore plus d'argent des poches des citoyens, alors que le pays est confronté à de graves problèmes tels que l'absence de sécurité des retraites. Le soutien de la famille est important, mais en fin de compte, l'acte de fonder une famille reste une affaire privée.

 

Après une discussion engagée, les délégués ont adopté le Non par 53 voix contre 10 et 4 abstentions.

Arrêté fédéral relatif à l’acquisition de nouveaux avions de combat

acquisition de nouveaux avions de combats : OUI

Walter Wobmann (UDC SO): Les avions de chasse actuels sont dépassés et devront être remplacés d'ici 2030. Il s’agit de 30 à 40 nouveaux avions à acquérir pour un prix d'achat de 6 milliards de francs suisses, qui concernent le budget de l'armée régulière. Ce processus a été précédé par de nombreuses évaluations équilibrées. Compte tenu de la situation mondiale imprévisible, la Suisse ne peut pas laisser son espace aérien sans protection. Si la Suisse renonce à cette tâche souveraine, elle jette son indépendance par-dessus bord. Pour la conseillère nationale du PS Franziska Roth, qui représente le Non, la menace qui pèse sur la Suisse a changé. De nos jours, il ne faut plus s'attendre à des attaques aériennes de la part d'États ennemis; les cyberattaques ou l'espionnage industriel représentent un danger potentiel plus élevé. Mme Roth regrette que le choix du type d'avion de chasse ne soit pas voté, ce qui est antidémocratique. La comptabilisation des coûts complets dépasserait plusieurs fois les coûts estimés à 6 milliards. Les délégués ont adopté le Oui par 56 voix pour, 2 contre et 5 abstentions.

Non au "mariage pour tous" et à une pension de licenciement

En outre, l'UDF a réaffirmé son engagement en faveur de l'institution du mariage et son "Non" au mariage pour tous. L'UDF prépare un référendum. Les délégués ont également clairement décidé de soutenir le référendum contre la "pension de transition" (ou pension de licenciement). Cette nouvelle pension encourage les entreprises à pousser plus rapidement les travailleurs âgés vers le chômage au lieu de les maintenir dans le processus de travail. Ainsi "l’idiot est celui qui a épargné toute sa vie." Les personnes dont la fortune (y compris le 3e pilier) est supérieure à 50 000 francs et les couples mariés dont la fortune est supérieure à 100 000 francs doivent d'abord épuiser leur épargne-retraite personnelle avant de recevoir une rente-pont. Cela discréditerait carrément la responsabilité personnelle en matière de retraite.

Pour plus d‘informations:

Daniel Frischknecht, président UDF Suisse, 071 463 23 90

Thomas Lamprecht, vice-président UDF Suisse, 079 286 85 45