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Les dates de votation

2017

12 février |  21 mai |  24 septembre |  26 novembre

Votations

Objets de la votation populaire du 24 septembre 2017

  1. Arrêté fédéral du 14 mars 2017 sur la sécurité alimentaire (contre-projet direct à l’initiative populaire «Pour la sécurité alimentaire», retirée)
  2. Arrêté fédéral du 17 mars 2017 sur le financement additionnel de l’AVS par le biais d’un relèvement de la taxe sur la valeur ajoutée
  3. Loi fédérale du 17 mars 2017 sur la réforme de la prévoyance vieillesse 2020: Cet objet 3 sera soumis à la votation populaire uniquement si le référendum y afférent aboutit; la décision du Conseil fédéral est donc prise sous réserve. Le délai référendaire cours jusqu’au 6 juillet 2017.

Source: Conseil fédéral et chancellerie fédérale

 

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21 mai 2017: Loi sur l’énergie (LEne)

La stratégie énergétique est acceptée à plus de 58%.

Seuls les cantons de Glaris, Argovie, Schwyz et Obwald ont dit non à la transition vers les énergies renouvelables. La Suisse romande a globalement été plus favorable à la nouvelle loi. La participation a été faible puisque seuls 42,3% de citoyens se sont prononcés.

 

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Recommandation de vote

Prise de position de l’UDF CH:

NON

 

L’assemblée des délégués a décidé le 8 avril à Regensdorf (ZH) par 51 contre 18 voix (8 abstentions) de dire NON. Les orateurs ont été les conseillers nationaux Martin Bäumle (pour, pvl, ZH) et Hansjörg Knecht (contre, UDC, AG).

Explications

l’UDF suisse rejette ainsi les pressions d’une économie planifie contenues dans cette loi qui feraient peser des surcoûts énormes sur les PME et les ménages. Cette loi n’est pas la voie apte à rendre la Suisse libre de la dépendance énergétique de l’étranger – une libération qui est pourtant urgemment nécessaire. L’énergie hydraulique indigène, avec sa production stable d’électricité, ne doit pas continuer à être affaiblie, financièrement parlant, en faveur de l’énergie instable – éolienne et solaire.

 

impulsion 02/2017

 

C’est grâce au référendum – soutenu par l’UDF – que le peuple pourra voter le 21 mai la nouvelle loi sur l’énergie (LEne) avec le premier paquet de mesures pour la stratégie énergétique 2050 (SE 2050). L’énergie solaire et éolienne est fort utile – mais elle entraîne aussi des problèmes.

Profiter du soleil et du vent pour la production de chaleur et d’électricité fait sens pour un usage essentiellement local. Injecter cette électricité dans le réseau public demande une stabilisation coûteuse du réseau et rend l’exploitation rentable de centrales hydrauliques plus difficile.

 

Quels sont les effets de la modification de la loi?

• La SE 2050 avec la sortie du nucléaire s’appuie sur deux faux éléments: la décision précipitée d’une sortie nucléaire après la catastrophe de Fukushima en 2011 et l’idée que le taux élevé de CO2 dans l’atmosphère cause un réchauffement climatique. Le climat dépend essentiellement de l’activité solaire. Les glaciers en retrait font apparaître des troncs d’arbres et des traces d’activité humaine. Jadis, le climat a été plus doux qu’aujourd’hui.

 

• Une dérive: des taxes d’incitation renchérissent l’électricité de 2,3 centimes par kWh afin de pouvoir continuer à subventionner l’électricité solaire et éolienne et d’étendre ces subventions aux centrales hydrauliques. La nouvelle LEne permet de hausser ces taxes d’incitation en faveur de l’obligation de construire davantage d’installations photovoltaïques – avec la déstabilisation mentionnée du réseau électrique.

 

• Des réductions – dictées par l’État – de la consommation d’énergie par personne de 16% jusqu’en 2020 (comparé à l’an 2000) et de 43% jusqu’en 2035, des réductions de la consommation d’électricité de 3% jusqu’en 2020 et de 13% jusqu’en 2035: sur le plan fianancier, cela serait désastreux pour l’économie, l’artisanat et les ménages. La Suisse se trouve en excellente voie quant à la relation ressources-productivité, efficacité énergétique et durabilité (Agence européenne pour l’environnement, Office fédéral de la statistique). La notation AAA accordée par le Conseil mondial de l’énergie dans son index du trilemme en est un signe.

 

• Un effet «boule de neige»: quand l’énergie – pour des raisons politiques – devient plus chère, s’en suit une augmentation du coût de la vie, par exemple à cause du besoin d’électricité dans la chaîne de production.

 

• L’énergie hydraulique est torpillée: l’augmentation de la production d’électricité hydraulique, visée suite à la décision de sortir du nucléaire (dans l’année électorale 2011!), n’est pas réaliste. La baisse des prix dans le secteur européen (désastreux) de l’électricité ne permet pas de réaliser la centrale hydroélectrique d’accumulation par pompage, avec ses 1000 mégawatts, de Repower à la Bernina. Limmern (GL, 1000 mW) et Nante de Drance (Valais, 900 mW) ne pourront probablement pas exploiter leur potentiel. • Une pénurie d’électricité: jusqu’à 40% de l’énergie nécessaire manquera dès l’expiration du contrat avec les entreprises françaises d’électricité nucléaire (environ en 2022) et lors de l’arrêt de nos centrales nucléaires.

L’Allemagne: des expériences négatives

La loi actuelle sur l’énergie a aussi été modifié par le Parlement avec des «améliorations» qui n’en étaient pas. La priorité donnée à l’électricité photovoltaïque et éolienne quant à l’injection de courant dans le réseau électrique et la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) – avec les effets du tournant énergétique allemand – détruisent notre énergie hydraulique. En somme, la stratégie énergétique 2050 détruit notre approvisionnement en électricité qui est sûr et elle augmente la dépendance sur les importations. Ce qu’on appelle les «nouvelles énergies renouvelables» suppléeront certes les centrales nucléaires, mais ne pourront jamais les remplacer – l’électricité solaire et éolienne étant trop peu stables et exploitables uniquement pour l’autosufficance locale. Le tournant énergétique de l’Allemagne – dicté par des raisons idéologiques – avec sa sortie du nucléaire a échoué malgré des subventions de plus que 100 milliards d’euro. Les citoyens suisses devront décider le 21 mai s’ils veulent approuver cette destruction durable de notre alimentation en électricité et en énergie qui jusqu’à présent était sûre.

 

Markus Wäfler, anc. conseiller national (texte trad.) | impulsion No. 3 - 2017